L'armagnac est la plus vieille eau de vie de France. Connue à l'époque pour ses vertus thérapeutique, l'Armagnac prend tout son essor au Moyen-Âge pour devenir un véritable produit de consommation.

Vers 1830, les maisons de commerce s'installent sur la Baïse, affluent navigable de la Garonne car les voies navigables étaient les seules voies de transport de l’époque. Le décret du 6 août 1936 définit l'appellation contrôlée de l'Armagnac et ses trois régions :

Bas-Armagnac :
Le joyau de l’appellation, donnant des eaux-de-vie les plus élégantes et les plus finement bouquetées.

Ténarèze :
Produit des eaux-de-vie plus rugueuse, à la typicité affirmée et rustique.

Haut-Armagnac :
Production moins qualitative avec la plus grande superficie de l’AOC Armagnac mais qui possède le plus petit vignoble et la plus faible production.

L’élaboration de l’Armagnac débute par la vinification de raisins blancs (Folle Blanche, Ugni blanc et Colombard) ayant une bonne acidité et un faible degré alcoolique de manière la plus traditionnelle qui soit. Vient ensuite l’étape de la distillation, elle est pratiquée pendant l’hiver juste après la vinification, mais doit être effectuée avant le 31 mars de l’année qui suit la récolte. Elle s’effectue dans un alambic à colonne ou continu d’où sort une eau de vie titrant de 52° à 60°. Ce distillat, très aromatique, est ensuite mis dans des fûts de chêne de 400 litres pour de nombreuses années de vieillissement pour s’affirmer et s’affiner lentement.